Depuis la loi du 22 avril 2024, un arrêt de travail ne fait plus perdre ses congés payés. En maladie non professionnelle, le salarié acquiert 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence au titre de la maladie ; en accident du travail ou maladie professionnelle, 2,5 jours par mois sans limitation de durée. Ce plafond de 24 jours ne concerne que la fraction acquise pendant l’arrêt : un salarié qui a aussi travaillé peut atteindre 30 jours au total. Les congés non pris à cause d’un arrêt sont reportés pendant 15 mois, délai qui court soit à compter de l’information donnée par l’employeur après la reprise, soit à compter de la fin de la période d’acquisition si l’arrêt l’a entièrement couverte. L’employeur doit informer le salarié dans le mois suivant sa reprise, et cette information conditionne le point de départ du report. Depuis l’arrêt de la Cour de cassation du 10 septembre 2025, un salarié malade pendant ses congés peut en obtenir le report, à condition d’avoir notifié son arrêt. Enfin, la Cour de cassation a précisé le 21 janvier 2026 que les congés reportés d’années antérieures ne s’imputent pas sur le plafond de 24 jours applicable au rattrapage rétroactif.























