Mon travail

Comprendre ses droits au travail : licenciement, contrat, salaire, harcèlement, prud’hommes. Articles pratiques pour les salariés et employeurs.

Sanction disciplinaire au travail : avertissement, mise à pied, contestation

Une sanction disciplinaire est une mesure prise par l’employeur à la suite d’un comportement qu’il considère fautif. Elle peut prendre la forme d’un avertissement, d’un blâme, d’une mise à pied disciplinaire, d’une rétrogradation ou d’un licenciement disciplinaire. L’employeur doit respecter des règles : agir dans les délais, informer le salarié par écrit, respecter la procédure applicable et choisir une sanction proportionnée. Le salarié peut contester une sanction s’il estime les faits inexacts, la procédure irrégulière ou la sanction excessive.

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Licenciement économique : quels sont mes droits ?

Le licenciement économique repose sur un motif non lié à la personne du salarié. Il peut être justifié par des difficultés économiques, une suppression de poste, une réorganisation, des mutations technologiques ou une cessation d’activité. Avant de licencier, l’employeur doit rechercher un reclassement et respecter une procédure stricte. Le salarié peut avoir droit au CSP, à une indemnité de licenciement, au préavis, aux congés payés et à la priorité de réembauche. En cas de doute sur le motif, la procédure ou les sommes versées, le licenciement peut être contesté devant le conseil de prud’hommes.

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CDD : prime de précarité, rupture anticipée et requalification en CDI

Le CDD est un contrat temporaire qui ne peut être utilisé que dans des cas précis. Il doit être écrit, signé, comporter un motif précis et être transmis au salarié dans les délais. À la fin du CDD, le salarié a en principe droit à une prime de précarité égale à 10 % de la rémunération brute totale, sauf exceptions. Le CDD ne peut pas être rompu librement avant son terme, sauf accord des parties, embauche en CDI, faute grave, force majeure ou inaptitude. Si le CDD est irrégulier ou s’il sert à occuper durablement un emploi permanent, le salarié peut demander sa requalification en CDI devant le conseil de prud’hommes.

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Heures supplémentaires non payées : comment les réclamer ?

Les heures supplémentaires sont les heures accomplies au-delà de la durée légale (35 h) ou conventionnelle de travail. Elles doivent être payées avec une majoration (25 % puis 50 % à défaut d’accord, jamais moins de 10 %) ou donner lieu à un repos compensateur de remplacement. Au-delà du contingent annuel de 220 heures, une contrepartie obligatoire en repos s’ajoute. En cas de litige, le salarié doit présenter des éléments suffisamment précis, mais l’employeur doit aussi produire ses propres éléments de contrôle : la charge de la preuve est partagée. Si les heures ne sont pas payées, le salarié peut demander une régularisation, puis saisir le conseil de prud’hommes. Le délai pour réclamer un rappel de salaire est en principe de 3 ans.

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Inaptitude au travail : que se passe-t-il après l’avis du médecin du travail ?

Après un avis d’inaptitude du médecin du travail, le contrat ne s’arrête pas automatiquement. L’employeur doit en principe rechercher un reclassement compatible avec l’état de santé du salarié et consulter le CSE, sauf si l’avis le dispense expressément. Si aucun reclassement n’est possible ou si le salarié refuse un poste adapté, l’employeur peut engager un licenciement pour inaptitude, selon la procédure pour motif personnel. Si, un mois après l’examen médical, le salarié n’est ni reclassé ni licencié, l’employeur doit reprendre le paiement du salaire. Les indemnités diffèrent selon l’origine de l’inaptitude : en cas d’origine professionnelle, l’indemnité spéciale est égale au double de l’indemnité légale. L’avis se conteste sous 15 jours, le licenciement sous 12 mois.

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Retraite : âge de départ, calcul et réforme, comment s’y retrouver ?

La retraite dépend de l’âge, du nombre de trimestres et des revenus. L’âge légal monte progressivement vers 64 ans (génération 1969 et après), mais la suspension de la réforme gèle cette hausse du 1er septembre 2026 au 1er janvier 2028 pour les générations 1964 à 1968, qui partent un peu plus tôt. Partir à l’âge légal ne garantit pas le taux plein : il faut le nombre de trimestres requis, ou attendre 67 ans. La retraite de base (salariés du privé) se calcule sur les 25 meilleures années, à laquelle s’ajoute la complémentaire Agirc-Arrco. La méthode de calcul, elle, n’a pas changé.

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Solde de tout compte et documents de fin de contrat : que doit remettre l’employeur ?

À la fin du contrat de travail, l’employeur doit remettre au salarié plusieurs documents : certificat de travail, reçu pour solde de tout compte, attestation France Travail et, si l’entreprise en dispose, état récapitulatif de l’épargne salariale. Le solde de tout compte doit être vérifié attentivement, car il peut contenir des erreurs sur les congés payés, les primes, les indemnités ou les heures supplémentaires. Le salarié n’est pas obligé de signer. S’il signe, il peut dénoncer le reçu dans un délai de 6 mois. En cas de document manquant, tardif ou erroné, le salarié peut demander une correction puis saisir le conseil de prud’hommes.

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Contrat de travail : quoi vérifier avant de signer ?

Avant de signer un contrat de travail, il faut vérifier le type de contrat, le poste, la convention collective, la rémunération, le temps de travail, le lieu de travail, la période d’essai et les clauses sensibles. Les points les plus importants sont souvent ceux qui produisent leurs effets plus tard : non-concurrence, mobilité, exclusivité, dédit-formation, variable, forfait jours ou télétravail. En cas de doute, il vaut mieux demander une clarification écrite avant de signer.

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Congés payés : calcul, solde, report et refus de l’employeur

Le salarié acquiert en principe 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois, soit 30 jours ouvrables par an (5 semaines). Les congés peuvent être calculés en jours ouvrables ou en jours ouvrés selon l’entreprise. Pendant les congés, le salarié perçoit une indemnité calculée selon la méthode la plus favorable entre le maintien de salaire et la règle du 1/10e. L’employeur peut refuser les dates demandées, mais son refus ne doit pas être abusif et le salarié doit pouvoir prendre ses congés à une autre date. Depuis la loi du 22 avril 2024, les arrêts maladie ouvrent droit à des congés payés. Le report des congés non pris n’est pas automatique, sauf situations particulières comme la maladie. En cas de départ de l’entreprise, les congés acquis mais non pris doivent être payés sous forme d’indemnité compensatrice.

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Requalification du contrat d’entreprise en contrat de travail : quels risques ?

Un contrat d’entreprise peut être requalifié en contrat de travail dès lors que le prestataire « indépendant » travaille en réalité comme un salarié. Ce qui compte n’est pas le titre du contrat, mais les conditions réelles d’exécution de la mission — et, au centre de l’analyse, le lien de subordination juridique. La requalification peut entraîner rappels de salaire, congés payés, indemnités de rupture, cotisations sociales et, en cas d’intention de dissimulation, une indemnité forfaitaire pour travail dissimulé.

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