Démissionner pendant un arrêt maladie : préavis, salaire et conséquences

Un salarié peut démissionner pendant un arrêt de travail, quelle qu'en soit l'origine, à condition que sa volonté soit claire et non équivoque. Le préavis démarre dès que l'employeur a connaissance de la démission, et non à la fin de l'arrêt. En maladie non professionnelle, il n'est ni suspendu ni prolongé : le contrat prend fin à la date prévue si l'arrêt se poursuit, et le salarié doit revenir travailler si l'arrêt s'achève avant, sauf dispense. Un accident du travail ou une maladie professionnelle survenu pendant le préavis le suspend au contraire et le reporte d'autant. Sur le plan financier, le salarié ne perçoit pas d'indemnité compensatrice pour les jours de préavis que la maladie l'a empêché d'exécuter, mais l'employeur ne peut rien lui réclamer non plus ; l'indemnité n'est due que si la dispense de préavis émane de l'employeur. Les indemnités journalières, elles, continuent après la fin du contrat tant que l'arrêt reste justifié. Enfin, la démission n'ouvre pas droit au chômage hors cas de démission légitime : avant de l'envoyer, il faut comparer avec la rupture conventionnelle — dont la durée d'indemnisation a toutefois été réduite au 1er septembre 2026 — et avec l'hypothèse d'une inaptitude constatée à l'issue de l'arrêt.

Arrêt maladie et démission : puis-je démissionner pendant mon arrêt ?


L’essentiel en 30 secondes

Oui, vous pouvez démissionner pendant un arrêt maladie. L’arrêt suspend l’exécution du contrat, pas votre droit d’y mettre fin.

Trois points qui déterminent tout :

  • Le préavis n’est ni suspendu ni prolongé en maladie non professionnelle. Il court de date à date, et vous n’êtes pas payé pour les jours que la maladie vous empêche de travailler.
  • Vos indemnités journalières continuent après la fin du contrat, tant que l’arrêt reste médicalement justifié. C’est le point le plus rassurant, et celui qu’on ignore le plus.
  • La démission n’ouvre pas droit au chômage, sauf cas limités. C’est ce qui doit vous faire réfléchir avant d’écrire.

1. C’est possible, mais la démission doit être nette

Un salarié peut démissionner pendant un arrêt prescrit pour maladie, accident du travail ou maladie professionnelle. L’arrêt suspend l’exécution du contrat, il ne prive pas de la liberté de le rompre.

Une seule exigence de fond : la démission doit résulter d’une volonté claire et non équivoque. Une formule ambiguë, une lettre écrite sous le coup de l’émotion ou dans un contexte de conflit peut être contestée — dans un sens comme dans l’autre.

Sur la forme, aucun formalisme n’est légalement imposé, mais écrivez. La lettre recommandée avec avis de réception ou la remise en main propre contre décharge fixent la date de notification, donc le point de départ du préavis, donc la date de fin de contrat.


2. Quand démarre le préavis

À la date où l’employeur a connaissance de votre décision — pas à la fin de votre arrêt.

  • Lettre recommandée : à la date de première présentation.
  • Remise en main propre : le jour de la remise contre décharge.

EXEMPLE. Vous êtes en arrêt jusqu’au 30 septembre. Votre lettre est présentée le 10 septembre, votre préavis est d’un mois : le contrat prend fin le 9 octobre. Si votre arrêt s’achève le 30 septembre, vous devez travailler du 1er au 9 octobre, sauf dispense.

La durée du préavis dépend de votre convention collective, de votre contrat ou des usages. Vérifiez-la avant d’écrire : c’est elle qui fixe votre date de sortie.


3. La règle : le préavis n’est pas prolongé

En maladie non professionnelle, l’arrêt n’interrompt pas le préavis.

La raison est technique mais utile à connaître : le préavis est un délai préfix, c’est-à-dire un délai qui ne peut être ni interrompu ni suspendu. Il ne se comporte pas comme le contrat de travail, qui se suspend pendant la maladie.

Deux cas de figure :

Situation Conséquence
L’arrêt se termine avant la fin du préavis Vous revenez travailler pour la durée restante, sauf dispense de l’employeur
L’arrêt se poursuit au-delà du préavis Le contrat prend fin à la date prévue ; vous ne revenez pas

EXEMPLE. Démission le 1er avril, préavis d’un mois s’achevant le 30 avril. Arrêt du 5 avril au 15 mai : le contrat prend fin le 30 avril, même si vous êtes encore arrêté.


4. Accident du travail et maladie professionnelle : la règle s’inverse

Si un accident du travail ou une maladie professionnelle survient pendant le préavis, celui-ci est suspendu et reporté d’une durée équivalente à l’arrêt.

EXEMPLE. Démission le 1er avril, préavis jusqu’au 30 avril. Accident du travail le 10 avril, arrêt de 10 jours : le contrat prend fin le 10 mai.

La condition à lire attentivement : l’accident ou la maladie doit être intervenu au cours du préavis. Si vous étiez déjà en arrêt pour accident du travail au moment de votre démission, la situation est différente et mérite un examen au cas par cas. Faites-vous conseiller avant d’envoyer votre lettre.


5. Serez-vous payé pendant ce préavis ?

C’est la question la plus importante, et la réponse déçoit souvent.

Pendant l’arrêt, vous ne percevez pas votre salaire de préavis. Vous percevez les indemnités journalières et, si vous remplissez les conditions, le complément employeur.

[LE POINT DÉCISIF] Vous ne percevez aucune indemnité compensatrice de préavis pour les jours que la maladie vous a empêché de travailler. L’employeur ne doit pas un préavis que vous n’avez pas exécuté, dès lors que l’inexécution résulte de votre état de santé et non d’une décision de sa part.

Sauf convention collective plus favorable : certaines branches prévoient un maintien intégral pendant le préavis. Vérifiez la vôtre avant de calculer votre budget.

La contrepartie, en votre faveur : l’employeur ne peut pas non plus vous réclamer d’indemnité pour préavis non exécuté. L’inexécution due à la maladie n’est pas fautive, et vous ne lui devez rien.


6. La dispense de préavis : qui la demande change tout

Trois situations, et l’ordre des mots décide du résultat.

Vous demandez la dispense et l’employeur accepte. Aucune indemnité compensatrice n’est due : vous avez renoncé au préavis, donc à sa rémunération.

L’employeur prend l’initiative de vous dispenser. Il vous doit l’indemnité compensatrice pour la période concernée, et le contrat prend fin à la date normale d’échéance du préavis.

Vous exécutez le préavis mais la maladie vous en empêche. Rien n’est dû — voir le point 5.

En pratique : si l’employeur vous propose oralement de « ne pas vous embêter avec le préavis », demandez un écrit précisant que la dispense est à son initiative. Sans cela, il pourra soutenir plus tard qu’elle venait de vous.


7. Ce que vous continuez de percevoir après la fin du contrat

C’est l’information la plus rassurante, et elle manque dans la plupart des articles.

[À RETENIR] La fin de votre contrat n’interrompt pas le versement de vos indemnités journalières. Tant que votre arrêt reste médicalement justifié et que vous remplissez les conditions, votre caisse continue de vous indemniser après votre départ de l’entreprise.

Ce qui s’arrête, en revanche : le complément employeur et, sauf dispositions particulières, la prévoyance d’entreprise. Vérifiez la notice de prévoyance : certains contrats prévoient un maintien des garanties pendant une période après la rupture.

Un point de calendrier : vous ne pouvez pas vous inscrire comme demandeur d’emploi tant que vous êtes en arrêt. L’inscription interviendra à la fin de celui-ci.


8. Le chômage : la vraie raison d’y réfléchir à deux fois

En principe, la démission n’ouvre pas droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi. L’arrêt maladie ne change rien à cette règle.

Les exceptions, dites démissions légitimes, sont limitées et précisément définies :

  • démission pour suivre son conjoint qui change de résidence pour un motif professionnel ;
  • démission à la suite d’un mariage ou d’un PACS entraînant un changement de résidence ;
  • démission pour non-paiement du salaire, à condition de disposer d’une ordonnance de référé condamnant l’employeur à payer ;
  • démission consécutive à un acte susceptible d’être délictueux ayant donné lieu à une plainte ;
  • démission de la victime de violences conjugales contrainte de déménager, avec dépôt de plainte ;
  • démission pour création ou reprise d’entreprise ;
  • démission dans le cadre d’un projet de reconversion professionnelle, sous conditions strictes : ancienneté suffisante, conseil en évolution professionnelle préalable, et validation du projet par la commission compétente avant la démission.

Le piège du projet de reconversion : la validation doit intervenir avant que vous ne démissionniez. Une démission envoyée d’abord ferme définitivement cette porte.

Le réexamen après 121 jours. Si vous démissionnez sans motif légitime, vous pouvez demander, après environ quatre mois de chômage non indemnisé, un réexamen de votre situation par l’instance paritaire régionale, en justifiant de recherches actives d’emploi. Ce n’est pas un droit, c’est une faculté d’appréciation.


9. Les alternatives, et ce qui a changé en 2026

Avant de démissionner, examinez les autres voies. Elles ne se valent pas.

La rupture conventionnelle. Elle suppose l’accord de l’employeur et ouvre droit au chômage. Elle reste possible pendant un arrêt maladie, dès lors que le consentement est libre.

[UNE ÉVOLUTION IMPORTANTE À CONNAÎTRE] Depuis le 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation après une rupture conventionnelle individuelle est réduite :

  • 15 mois pour les moins de 55 ans, contre 18 auparavant ;
  • 20,5 mois pour les 55 ans et plus, contre 22,5 à 27 mois selon l’âge auparavant ;
  • des durées spécifiques outre-mer, hors Mayotte.

C’est la date de fin de contrat fixée par la convention qui détermine le régime applicable. Le montant de l’indemnité de rupture et les conditions de signature, eux, n’ont pas changé, et la rupture conventionnelle collective n’est pas concernée.

La rupture conventionnelle reste bien plus favorable qu’une démission, mais son avantage s’est réduit. Intégrez-le à votre calcul.

L’inaptitude. Si votre état ne permet pas de reprendre votre poste, le médecin du travail peut la constater à l’issue de l’arrêt. Le licenciement pour inaptitude qui en découle ouvre droit au chômage et à des indemnités — nettement plus élevées si l’inaptitude est d’origine professionnelle. Attendre une visite de reprise peut donc être plus avantageux que démissionner.

La prise d’acte ou la résiliation judiciaire, si vous partez à cause de manquements graves de l’employeur : salaires impayés, harcèlement, sollicitations répétées pendant l’arrêt, non-respect des préconisations médicales. Ces voies sont plus risquées et supposent un accompagnement.


10. Pendant le préavis, vous restez en arrêt

Le fait d’être en préavis ne modifie en rien vos obligations : ne pas travailler sans autorisation médicale, respecter les heures de sortie, rester contrôlable, transmettre les prolongations, répondre aux convocations.

Votre employeur ne peut pas vous demander de travailler, y compris à distance, pour « finir vos dossiers ». Le télétravail reste du travail, et le préavis ne change pas les effets de la suspension.

La passation obéit à la même logique. Vous devez, sur demande, remettre les documents, fichiers ou codes nécessaires à la poursuite de l’activité — mais cette remise ne doit pas revenir à accomplir une véritable prestation de travail. Indiquer où se trouve un dossier, oui. Tenir une réunion de passation ou former un remplaçant, non.


11. Démission et burn-out : la vigilance s’impose

En cas d’épuisement professionnel, de dépression ou d’anxiété, la démission est fréquemment envisagée dans l’urgence, pour faire cesser une situation devenue insupportable. C’est compréhensible, et c’est souvent la décision la plus coûteuse.

Avant d’écrire, prenez le temps de :

  • demander une visite de préreprise — possible dès 30 jours d’arrêt — pour évaluer si un aménagement rendrait le retour tenable ;
  • consulter le médecin du travail, qui peut préconiser des mesures s’imposant à l’employeur ;
  • faire examiner par un professionnel l’existence de manquements de l’employeur, qui ouvriraient d’autres voies ;
  • comparer chiffres en main démission, rupture conventionnelle et inaptitude.

Une démission n’est pas facilement rétractable. L’employeur n’est pas tenu d’accepter que vous reveniez sur votre décision. Une contestation reste possible si la démission a été donnée sous pression, dans un état de détresse ou à la suite de manquements graves — mais elle suppose des preuves, et un procès.


12. Solde de tout compte et congés payés

À la date de fin du contrat, l’employeur doit remettre le certificat de travail, l’attestation destinée à France Travail, le reçu pour solde de tout compte et le dernier bulletin de paie. Ces documents sont dus à cette date, même si vous êtes encore en arrêt.

Le solde de tout compte peut comprendre : le salaire restant dû, l’indemnité compensatrice de congés payés, l’indemnité compensatrice de préavis lorsqu’elle est due, les primes et remboursements de frais. Il n’y a pas d’indemnité de licenciement en cas de démission.

Les congés payés ne sont pas perdus. Ceux acquis avant l’arrêt, ceux acquis pendant l’arrêt — 2 jours ouvrables par mois en maladie non professionnelle, 2,5 en accident du travail ou maladie professionnelle — et ceux reportés vous sont payés sous forme d’indemnité compensatrice. Sur un arrêt long, cela représente une somme qu’il faut vérifier ligne à ligne.


13. Nouvel emploi : trois vérifications

Avant de signer ailleurs, contrôlez :

  • la date de fin effective de votre contrat, préavis inclus ;
  • la fin de votre arrêt : tant qu’il court, vous ne devez pas exercer d’activité non autorisée, même si votre ancien contrat est terminé et même si vous ne percevez plus d’indemnités ;
  • l’absence de clause de non-concurrence, et le cas échéant sa contrepartie financière.

Reprendre un emploi pendant un arrêt encore en cours expose au remboursement des indemnités perçues. Faites clore l’arrêt par votre médecin : c’est la seule voie propre.


14. Modèles de lettre

Démission simple

Objet : Démission

Madame, Monsieur,

Je vous informe de ma décision de démissionner de mon poste de [poste], que j’occupe depuis le [date].

Mon préavis, d’une durée de [durée] en application de [la convention collective / mon contrat de travail], débutera à la date de notification de la présente lettre. Mon contrat prendra donc fin le [date].

Je suis actuellement en arrêt de travail jusqu’au [date]. Si cet arrêt prend fin avant l’échéance de mon préavis, je reprendrai mon poste pour en effectuer la durée restante, sauf dispense écrite de votre part.

Je vous remercie de bien vouloir me confirmer la date de fin de contrat retenue ainsi que les modalités de remise des documents de fin de contrat.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Nom, prénom — matricule]

Démission avec demande de dispense

Objet : Démission et demande de dispense de préavis

Madame, Monsieur,

Je vous informe de ma décision de démissionner de mon poste de [poste].

Mon préavis, d’une durée de [durée], débutera à la date de notification de la présente lettre.

Étant actuellement en arrêt de travail jusqu’au [date], je sollicite votre accord pour être dispensé d’effectuer tout ou partie de ce préavis.

Je vous remercie de me confirmer par écrit votre position, la date de fin effective de mon contrat et les modalités de remise des documents de fin de contrat.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Nom, prénom — matricule]

Confirmation de la date de fin de contrat

Objet : Confirmation de la date de fin de mon contrat de travail

Madame, Monsieur,

À la suite de ma démission notifiée le [date], je vous remercie de bien vouloir me confirmer :

  • la durée de préavis retenue et son fondement ;
  • la date exacte de fin de mon contrat de travail ;
  • l’incidence retenue de mon arrêt de travail en cours sur le déroulement du préavis ;
  • le détail des sommes qui me seront versées au solde de tout compte, notamment l’indemnité compensatrice de congés payés ;
  • les modalités de remise des documents de fin de contrat.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Nom, prénom — matricule]

15. La marche à suivre avant d’envoyer

Étape À vérifier
1 L’origine de l’arrêt : maladie ordinaire, accident du travail ou maladie professionnelle
2 La durée de préavis applicable, dans la convention collective ou le contrat
3 Votre droit au chômage : relevez-vous d’une démission légitime ? Un projet de reconversion doit être validé avant
4 L’impact financier : indemnités journalières, complément employeur, prévoyance, congés payés
5 Les alternatives : rupture conventionnelle, inaptitude, résiliation judiciaire
6 La forme : recommandé avec avis de réception ou remise contre décharge
7 La conservation des preuves : lettre, accusé de réception, échanges, bulletins, solde de tout compte

Questions fréquentes

Puis-je démissionner pendant un arrêt maladie ? Oui, quelle que soit l’origine de l’arrêt. Votre démission doit simplement être claire et non équivoque.

Quand commence le préavis ? Dès que l’employeur a connaissance de votre décision : date de première présentation du recommandé, ou jour de la remise en main propre.

L’arrêt prolonge-t-il le préavis ? Non en maladie non professionnelle : le préavis est un délai préfix. Oui si un accident du travail ou une maladie professionnelle survient pendant le préavis.

Si mon arrêt finit avant, dois-je revenir travailler ? Oui, pour la durée restante, sauf dispense de l’employeur.

Suis-je payé pendant ce préavis ? Vous percevez les indemnités journalières et, sous conditions, le complément employeur — mais pas d’indemnité compensatrice de préavis pour les jours non travaillés pour cause de maladie.

L’employeur peut-il me réclamer quelque chose si je ne peux pas exécuter mon préavis ? Non. L’inexécution due à la maladie n’est pas fautive.

Si je demande à être dispensé, suis-je payé ? Non, en principe. L’indemnité n’est due que si la dispense vient de l’employeur.

Mes indemnités s’arrêtent-elles à la fin du contrat ? Non. Elles continuent tant que l’arrêt reste justifié et que vous remplissez les conditions.

Ai-je droit au chômage ? En principe non, sauf démission légitime — suivi de conjoint, non-paiement de salaire avec ordonnance de référé, création d’entreprise, projet de reconversion validé au préalable, notamment. Un réexamen est possible après environ quatre mois.

La rupture conventionnelle est-elle plus intéressante ? Généralement oui, puisqu’elle ouvre droit au chômage. Mais depuis le 1er septembre 2026, la durée d’indemnisation qui la suit est réduite à 15 mois pour les moins de 55 ans.

Puis-je revenir sur ma démission ? Pas de plein droit. L’employeur n’est pas tenu d’accepter une rétractation.

Mes congés payés sont-ils perdus ? Non. Ceux acquis, y compris pendant l’arrêt, vous sont payés au solde de tout compte.


À retenir

  • La démission pendant un arrêt est possible et doit être claire et non équivoque.
  • Écrivez : recommandé avec avis de réception ou remise contre décharge.
  • Le préavis démarre à la notification, pas à la fin de l’arrêt.
  • En maladie ordinaire, il n’est ni suspendu ni prolongé : c’est un délai préfix.
  • Arrêt terminé avant l’échéance : retour au poste pour la durée restante.
  • Accident du travail ou maladie professionnelle survenu pendant le préavis : suspension et report.
  • Pas d’indemnité compensatrice pour les jours de préavis non travaillés pour maladie.
  • Mais l’employeur ne peut rien vous réclamer non plus.
  • Dispense demandée par vous : non payée. Dispense décidée par l’employeur : payée.
  • Vos indemnités journalières continuent après la fin du contrat.
  • Pas d’inscription à France Travail tant que l’arrêt court.
  • Pas de chômage, sauf démission légitime ; projet de reconversion à faire valider avant.
  • Rupture conventionnelle : indemnisation réduite à 15 mois depuis le 1er septembre 2026.
  • Attendre une éventuelle inaptitude est parfois plus avantageux que démissionner.
  • Vos congés payés, y compris ceux acquis pendant l’arrêt, vous sont dus.