L’indemnisation d’un arrêt maladie est plafonnée : 360 indemnités journalières sur une période glissante de trois ans en maladie ordinaire, trois ans pour une même affection de longue durée, et sans aucune limite lorsque l’arrêt résulte d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, les indemnités étant alors versées jusqu’à guérison ou consolidation. Au-delà de six mois, les conditions d’ouverture des droits se durcissent et le médecin-conseil examine régulièrement la justification de l’arrêt. Le revenu diminue par paliers, à mesure que s’épuisent le complément employeur puis, le cas échéant, les garanties de prévoyance. Point essentiel : l’épuisement des indemnités ne met pas fin à l’arrêt, de sorte que le salarié peut se retrouver avec un contrat suspendu, sans salaire ni indemnité. Il faut donc préparer la suite bien avant la notification de fin de droits : reprise éventuellement en temps partiel thérapeutique, aménagement du poste, pension d’invalidité si la capacité de travail est réduite d’au moins deux tiers, ou relais de la prévoyance. L’invalidité, décidée par le médecin-conseil, ne doit pas être confondue avec l’inaptitude, que seul le médecin du travail peut constater, et elle ne rompt pas le contrat de travail.























