Protéger son concubin : donation, testament, succession et assurance-vie

Le concubinage est très peu protecteur en cas de décès : le concubin survivant n’hérite pas automatiquement et, s’il reçoit des biens par testament, il est taxé à 60 % après un abattement de seulement 1 594 €. La donation entre concubins est tout aussi coûteuse. Les outils les plus efficaces sont souvent l’assurance-vie (fiscalité très favorable, surtout avant 70 ans), le testament (dans la limite de la quotité disponible), l’achat immobilier bien structuré, la convention d’indivision, la clause de tontine, voire le Pacs ou le mariage — ces deux derniers offrant une exonération de droits de succession. En présence d’enfants ou d’un bien immobilier, le recours au notaire est essentiel.

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Testament : comment le rédiger et quelle forme choisir ?

Le testament permet d’organiser la transmission de ses biens après son décès. Il peut être rédigé seul sous forme de testament olographe, à condition d’être entièrement écrit à la main, daté et signé. Il peut aussi être établi devant notaire sous forme de testament authentique, plus sécurisé. Le testament doit être personnel et ne peut pas être commun à deux personnes. Il permet de désigner des bénéficiaires, mais il doit respecter les droits des héritiers réservataires, notamment les enfants. Pour éviter les erreurs, les ambiguïtés ou la perte du document, il est souvent conseillé de déposer son testament chez un notaire.

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Changer de nom ou de prénom : conditions, démarches et recours

Changer de nom ou de prénom est possible, mais la procédure dépend de la demande. Pour le nom de famille, la procédure simplifiée permet de prendre ou d’ajouter le nom du parent qui ne vous a pas transmis le sien, une seule fois dans votre vie. Pour prendre un autre nom, il faut passer par une procédure par décret et justifier d’un motif légitime. Le prénom peut être changé, ajouté, supprimé ou réorganisé si la demande repose sur un intérêt légitime. Pour les enfants mineurs, l’accord des parents et, à partir de 13 ans, celui de l’enfant peuvent être nécessaires. Le nom d’usage, lui, permet d’utiliser un nom dans la vie courante sans modifier officiellement l’état civil.

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Prélèvement non autorisé : comment contester et se faire rembourser ?

Un prélèvement non autorisé est un prélèvement effectué sans mandat valable ou après révocation ou résiliation. Si vous n’avez jamais autorisé l’opération, vous pouvez la contester auprès de votre banque dans un délai de 13 mois à compter du débit. Si le prélèvement était autorisé mais que vous contestez le montant, le délai est en principe de 8 semaines. En cas d’opération non autorisée signalée dans les délais, la banque doit vous rembourser rapidement, sauf soupçon de fraude. Il est aussi important de bloquer les futurs prélèvements du créancier concerné.

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Chèque sans provision : risques, régularisation et recours

Un chèque sans provision est un chèque qui ne peut pas être payé parce que le compte de l’émetteur n’est pas suffisamment approvisionné. Avant le rejet, la banque doit avertir l’émetteur et l’inviter à régulariser. Si le chèque est rejeté, l’émetteur risque des frais bancaires, une inscription au fichier central des chèques et une interdiction d’émettre des chèques pendant 5 ans maximum. La situation peut être régularisée en payant le bénéficiaire, en représentant le chèque après approvisionnement du compte ou en bloquant la provision. Si vous avez reçu un chèque impayé, vous pouvez demander un certificat de non-paiement puis faire intervenir un commissaire de justice.

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Frais bancaires abusifs : comment les contester et se faire rembourser ?

Les frais bancaires peuvent être contestés lorsqu’ils sont facturés par erreur, mal appliqués, non prévus ou supérieurs aux plafonds légaux. Les commissions d’intervention sont plafonnées, et les clients en situation de fragilité financière bénéficient de protections particulières, avec un plafonnement des frais d’incidents. Pour contester, il faut analyser ses relevés, vérifier la brochure tarifaire, demander des explications à la banque, puis saisir le service réclamations et le médiateur bancaire si nécessaire.

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Garant et caution solidaire : quels risques en cas de loyer impayé ?

Le garant, juridiquement appelé caution, s’engage à payer les dettes locatives du locataire si celui-ci ne respecte pas ses obligations. La caution peut être simple ou solidaire. En cas de caution solidaire, le propriétaire peut demander directement le paiement au garant dès le premier impayé. L’engagement doit être écrit et préciser clairement son étendue. Avant de signer, il faut vérifier le montant du loyer, la durée de l’engagement, le montant maximal garanti, le type de caution et les conséquences en cas de colocation.

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Syndic et charges de copropriété : qui paie quoi et comment contester ?

Le syndic gère la copropriété au quotidien et appelle les charges nécessaires au fonctionnement de l’immeuble. Les charges sont réparties selon le règlement de copropriété : charges générales selon les tantièmes, charges spéciales selon l’utilité des équipements ou services. Un copropriétaire peut contester une erreur, une dépense injustifiée ou une décision irrégulière, mais il doit agir rapidement et ne doit pas cesser de payer sans décision de justice.

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