L’assurance-vie est un placement financier qui permet :
- de placer de l’argent ;
- de le faire fructifier ;
- de récupérer tout ou partie des sommes pendant sa vie ;
- de transmettre un capital à une ou plusieurs personnes à son décès.
Malgré son nom, ce n’est pas seulement une assurance en cas de décès. C’est surtout un outil d’épargne et de transmission. Le contrat peut permettre de constituer un capital ou une rente pour l’assuré ou ses bénéficiaires.
1. Comment fonctionne une assurance-vie ?
Une personne ouvre un contrat auprès :
- d’une banque ;
- d’un assureur ;
- d’un conseiller en gestion de patrimoine ;
- d’une mutuelle ou plateforme d’épargne.
Elle verse de l’argent sur ce contrat :
- en une seule fois ;
- régulièrement ;
- ou ponctuellement selon ses moyens.
L’argent est ensuite placé sur différents supports.
2. Sur quoi l’argent est-il placé ?
Le fonds en euros
C’est le support le plus sécurisé.
En général :
- le capital est garanti par l’assureur ;
- les intérêts acquis sont sécurisés ;
- le rendement est souvent modéré.
C’est utile pour une épargne prudente.
Les unités de compte
Ce sont des supports plus risqués :
- actions ;
- obligations ;
- immobilier papier ;
- fonds diversifiés ;
- ETF, selon les contrats.
Le capital n’est généralement pas garanti. La valeur peut monter ou baisser.
Ces supports peuvent permettre d’espérer un meilleur rendement, mais avec un risque de perte.
3. À quoi sert une assurance-vie ?
1. Se constituer une épargne
L’assurance-vie peut servir à mettre de l’argent de côté pour :
- un projet immobilier ;
- les études des enfants ;
- un complément de retraite ;
- une réserve de sécurité ;
- un projet à moyen ou long terme.
Contrairement à une idée reçue, l’argent n’est pas bloqué pendant 8 ans. On peut faire un rachat, c’est-à-dire retirer une partie ou la totalité de l’argent. L’assureur doit en principe verser les sommes dans les 2 mois suivant la demande.
2. Préparer sa retraite
L’assurance-vie peut permettre de se créer :
- un capital disponible ;
- des retraits réguliers ;
- ou une rente, selon les options du contrat.
Elle est souvent utilisée comme complément de revenus à la retraite.
3. Transmettre de l’argent à son décès
C’est l’un des grands intérêts de l’assurance-vie.
Le souscripteur désigne un ou plusieurs bénéficiaires dans une clause bénéficiaire.
Au décès, l’argent est versé aux bénéficiaires désignés. Si des bénéficiaires sont bien désignés, le capital ou la rente ne fait pas partie de la succession classique et obéit à des règles fiscales particulières.
Exemples de bénéficiaires possibles :
- son conjoint ;
- ses enfants ;
- un petit-enfant ;
- un frère ou une sœur ;
- un ami ;
- une association.
4. Quel est l’avantage fiscal ?
L’assurance-vie a une fiscalité souvent favorable, surtout après 8 ans.
Pour les retraits, la fiscalité dépend notamment :
- de la date des versements ;
- de l’ancienneté du contrat ;
- du montant des primes versées ;
- de la part de gains retirée.
Après 8 ans, un abattement annuel peut s’appliquer sur les gains retirés : 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.
5. Quel est l’intérêt en cas de succession ?
L’assurance-vie permet souvent de transmettre dans un cadre fiscal spécifique.
Pour les primes versées avant 70 ans, il existe en principe un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Cela signifie qu’une personne peut transmettre jusqu’à ce montant à chaque bénéficiaire, dans le cadre fiscal propre à l’assurance-vie.
Pour les primes versées après 70 ans, les règles sont différentes : l’abattement est de 30 500 €, globalement pour l’ensemble des bénéficiaires concernés.
Le conjoint survivant et le partenaire de Pacs sont exonérés de prélèvement en cas de décès, comme pour les droits de succession.
6. Assurance-vie ou assurance décès : attention à la confusion
Il ne faut pas confondre :
Assurance-vie
- placement d’épargne ;
- argent récupérable pendant la vie ;
- transmission possible au décès ;
- fiscalité particulière.
Assurance décès
- contrat de prévoyance ;
- versement d’un capital si l’assuré décède ;
- souvent aucune épargne récupérable si le décès ne survient pas pendant la période couverte.
L’assurance-vie est donc un produit d’épargne. L’assurance décès est plutôt une protection contre un risque.
7. Peut-on récupérer l’argent ?
Oui.
Le souscripteur peut généralement demander :
- un rachat partiel : il retire une partie de l’argent ;
- un rachat total : il ferme le contrat et récupère tout ;
- une avance, dans certains contrats ;
- des retraits programmés.
La fiscalité ne porte pas sur tout le retrait, mais seulement sur la part de gains comprise dans le retrait.
8. Quels sont les points de vigilance ?
Avant d’ouvrir ou d’utiliser une assurance-vie, il faut regarder :
- les frais d’entrée ;
- les frais de gestion annuels ;
- les frais d’arbitrage ;
- la qualité du fonds en euros ;
- les supports disponibles ;
- le niveau de risque ;
- la rédaction de la clause bénéficiaire ;
- les conséquences fiscales en cas de retrait ou de décès.
La clause bénéficiaire est très importante. Si aucun bénéficiaire n’est désigné, le capital retombe dans la succession classique et l’avantage fiscal de transmission peut être perdu.
9. Exemple simple
Vous ouvrez une assurance-vie et versez 20 000 €.
Quelques années plus tard, le contrat vaut 25 000 €.
Vous pouvez :
- garder l’argent placé ;
- retirer une partie ;
- retirer tout ;
- changer la répartition entre supports prudents et risqués ;
- prévoir que le capital revienne à vos enfants, votre conjoint ou une autre personne à votre décès.
Si vous décédez, les bénéficiaires désignés recevront le capital selon la clause bénéficiaire.
À retenir
- L’assurance-vie est d’abord un placement d’épargne.
- L’argent n’est pas bloqué pendant 8 ans.
- Elle sert à préparer des projets, la retraite ou la transmission.
- Elle permet de désigner librement des bénéficiaires.
- Elle bénéficie d’une fiscalité spécifique, notamment après 8 ans et en cas de décès.
- Il faut être vigilant sur les frais, les risques et la clause bénéficiaire.